Ma vie d’éditrice épisode 6

Cathy livres

Plus de deux mois que je n’ai pas écrit d’article dans mon blog, ce n’est pas bien ! Mais les semaines écoulées depuis avril ont été intenses en terme de travail, suite à la parution de la bande dessinée Les larmes de Notre-Dame …

Florian, juste après avoir découvert sa BD imprimée.

Naissance des Larmes : le 28 avril 2017, livraison de la bande dessinée de Florian ROYER. J’ai eu un petit pincement au cœur avant d’ouvrir le premier carton, mais la joie m’a envahie lorsque j’ai tenu dans mes mains Les larmes de Notre-Dame. Le livre était tel que je l’imaginais, que ce soit au niveau de la couverture, du papier, des couleurs. Et tout était dans l’ordre, les pages se suivaient comme elles le devaient, l’étape impression était réussie. Vite, j’ai informé Florian de l’arrivée de son oeuvre, et lui aussi a été ému et content quand il a découvert son projet enfin devenu livre !

Bon, après avoir célébré cette deuxième naissance d’Épilobe, pas question de se laisser bercer par un doux contentement, un livre c’est comme un bébé, pour qu’il vive, il faut s’en occuper en lui accordant beaucoup de temps et d’attention. Les jours qui ont suivi la réception de la BD ont été consacrés à son référencement, afin qu’elle soit visible et qu’elle puisse être commandée par les libraires et sur internet. Ensuite, je me suis chargée de la communication, j’ai envoyé le livre à des revues et des sites de critiques BD, écrit des mails, publié sur les réseaux sociaux, etc, afin de faire connaître Les larmes de Notre-Dame. Une première critique est parue au mois de mai sur le site planetebd (lien ci-dessous), plutôt encourageante, et deux autres critiques sont à venir, dont je vous tiendrai informés.

http://www.planetebd.com/bd/epilobe/les-larmes-de-notre-dame/-/33162.html

Vernissage 20 mai 2017

Le baptême des Larmes : le 20 mai a eu lieu l’événement organisé pour fêter l’arrivée du livre, et remercier tous les contributeurs qui ont permis sa naissance en participant à la campagne de financement participatif. Qu’ils soient remerciés ici une nouvelle fois, c’est grâce à eux que l’aventure peut  continuer ! Gros rallye dédicace pour Florian Royer, qui depuis la parution de sa BD dessine et signe à tour de bras.

La diffusion des Larmes : mon obsession, encore et toujours. Bon, je sais, je radote au fil de mes articles, mais la diffusion des livres que je publie est toujours ce qui me préoccupe au plus haut point, car je considère, par respect pour les auteurs et illustrateurs qui me font confiance, que je me dois de tout faire pour leur donner la possibilité de toucher les lecteurs. Ainsi, je suis repartie en campagne dans ma recherche de diffuseurs, mais sans succès, et j’ai déposé les armes, je n’y crois plus, du moins pour l’instant. Ceux qui ont eu la gentillesse de me répondre m’ont dit que je ne les intéressais pas, ayant une ligne éditoriale trop large, et ne publiant pas à un rythme assez soutenu. En résumé, pour être diffusé, il faudrait que je me spécialise, en ne publiant que des BD par exemple, que je sorte un livre par trimestre (au moins), et que mes tirages soient plus importants (au moins 1500 exemplaires). Ce qui est impossible, car je n’ai ni l’envie, ni les finances, ni le temps pour procéder de cette façon. Je veux pouvoir éditer les projets qui m’intéressent, dans plusieurs domaines ; je n’ai pas l’argent nécessaire pour financer de gros tirages, et, ayant un autre travail à temps plein (il faut bien vivre !), je ne peux pas soutenir un rythme de publication trimestriel. J’ai donc renoncé à l’idée de trouver un diffuseur.

Une BD bien entourée à Cultura Bègles.

Les Larmes et les libraires : la présentation de la BD aux libraires locaux a quelque peu douché mon enthousiasme, car je me suis aperçue qu’il n’appartenait qu’à moi, et que les libraires étaient plutôt indifférents, sans doute lassés de toutes ces BD qui paraissent chaque année (plus de 5000!). J’ai eu très peu de retours positifs de la part des libraires auxquels j’ai apporté un exemplaire du livre, et cela me rend triste, bien que je les comprenne. Ils sont débordés, et n’ont pas envie de prendre en dépôt un ouvrage que de toute façon ils ne défendront pas, ne l’appréciant pas, ou moyennement … Je respecte leur choix, même si cela aggrave mes problèmes de diffusion. Heureusement, la BD Les larmes de Notre-Dame est quand même en vente dans quelques librairies et espaces culturels, la plupart en Gironde pour l’instant : Mollat à Bordeaux, Cultura à Bègles,  la Librairie Georges à Talence, Leclerc à Léognan, La Librairie de Corinne à Soulac sur Mer, la librairie Gibert Joseph à Poitiers. Je continue à démarcher, mais le temps me manque malheureusement, et d’ailleurs, si des personnes connaissent des librairies, grandes, moyennes, petites en France et veulent m’aider dans la diffusion de mes livres, elles sont les bienvenues. Qu’elles me contactent ! Et merci aux personnes qui s’impliquent déjà, leur soutien me réconforte et m’aide beaucoup.

En avant pour Épilobe !

Des Larmes aux larmes : plus le temps avance, plus j’ai l’impression d’être comme Don Quichotte, de me battre contre des moulins à vent… Je l’avoue, je suis parfois découragée et au bord du renoncement quand je vois les finances d’Épilobe fondre comme neige au soleil, ressentant de surcroît toute la difficulté de trouver les moyens de vendre suffisamment de livres pour pouvoir continuer à en publier d’autres. Je suis allée voir différentes instances de soutien au livre au niveau régional, qui m’ont donné de précieux conseils, ainsi que différentes personnes bienveillantes, mais rien n’est miraculeux, c’est un travail de fourmi la vente d’un livre, « on fait dans la dentelle » m’a dit une amie qui travaille dans le milieu du livre, et elle a raison. Cela demande un investissement énorme en terme de temps, et pour mon malheur j’en manque, ce qui est très frustrant. Je pourrais faire plus, mais ce n’est pas possible, et cela me mine. Ceci dit, étant de nature persévérante, je plie parfois mais ne romps pas, et, telle une guerrière, une Esméralda poursuivie par un infâme Frollo, je combats et je vaincs mon découragement, je rebondis et continue mon aventure.

En avant pour Épilobe !