Ma vie d’éditrice épisode 4

Cathy livres

LA CAMPAGNE DE FINANCEMENT PARTICIPATIF D’ÉPILOBE ÉDITIONS

POUR QUOI DEMANDER DE L’ARGENT, ET POUR QUOI EN DONNER ?

Quand on donne, on dit souvent : « je donne pour une NOBLE cause » : La faim dans le monde, le handicap, les populations ravagées par les guerres, voilà de nobles causes, pour lesquelles il faut donner sans se poser de questions, et pas seulement parce les dons sont déductibles des impôts. Même si ce n’est pas très bien vu de dire que l’on donne, et bien moi je dis que je suis la première à donner depuis des dizaines d’années, tous les mois, à Handicap International, Médecins sans frontières et Action contre la faim. J’ai toujours donné pour ces associations humanitaires, même durant toutes les années où j’élevais seule mon fils et où je ne payais pas d’impôts, et même lorsque tous les mois j’étais à découvert je n’ai jamais arrêté les prélèvements…

Voilà, je le dis, et pas pour montrer que je suis une « bonne personne », mais parce que j’en ai assez des détracteurs, ceux qui ne comprennent pas pourquoi j’ai créé une maison d’édition et pourquoi je sue sang et eau pour la faire exister. À ceux qui disent que c’est complètement absurde d’avoir investi tant d’argent pour la création, à ceux qui pensent que l’argent demandé dans le cadre du crowfunding est POUR MOI, je réponds : « Pensez ce que vous voulez, toute opinion se défend, mais avant de juger RENSEIGNEZ-VOUS et respectez le choix de chacun ».

Ceux qui prennent le temps de lire mon projet sur Ulule savent bien que je ne m’enrichis pas depuis que j’ai créé ma maison d’édition, bien au contraire. Plutôt que d’investir 15 000€ dans Épilobe éditions j’aurais pu changer de voiture, au lieu de garder ma vieille Focus de 2001 dont l’embrayage vient de lâcher. J’aurais pu aussi voyager, plutôt que de me lancer dans une entreprise tout sauf reposante, qui ne me rapporte rien. Mais j’ai choisi de le faire parce que j’y croyais, parce que j’avais envie de construire des projets neufs, dans lesquels je voulais m’investir, et mener à leur terme par tous les moyens en ma possession. L’argent pour moi n’est pas une fin en soi mais un moyen, dont l’on ne peut se passer malheureusement.

Et pourquoi pas donner AUSSI pour cette cause, pour la création ? Car donner pour faire naître des livres ne se fait pas au détriment du reste, mais EN PLUS. Créer des livres, essayer de mettre en avant des auteurs et illustrateurs jusqu’à présent inconnus, donner de la joie, du réconfort en offrant à lire des mots qui font du bien, à regarder de belles images, n’est-ce pas quelque chose de bien ?

Bien sûr, j’aurais pu créer une association à but non lucratif plutôt qu’une entreprise, mais mon but est aussi de donner un rayonnement aux livres que je publie, de leur permettre d’avoir une visibilité, et pour cela j’ai créé une entreprise, pour être crédible aux yeux des libraires et des autres lieux de vente du livre.

Quant au don, il est relatif dans le cadre du financement participatif. La personne qui soutient le projet peut choisir le montant qu’elle donne, et choisir la contrepartie qu’elle désire, ou donner sans contrepartie. C’est son choix. Ce que j’explique aux gens, c’est que le crowfunding qui se déroule en ce moment est avant tout une PRÉVENTE des livres, afin de permettre leur impression. Et c’est ainsi que le conçoivent la majorité des gens qui donnent, ils achètent à l’avance un livre afin de lui permettre d’exister.

ÇA VA MIEUX EN L’ÉCRIVANT, alors j’ai écrit ce que j’avais sur le cœur, et ça va mieux … Je vais continuer à me donner à fond pour que cette campagne de financement réussisse, pour que LES LARMES DE NOTRE DAME et MONSIEUR GERMAIN puissent naître, et je ferai le maximum jusqu’au 17 mars, envers et contre tout, parce que j’y crois, et que je ne suis pas seule.

MERCI, MERCI, MERCI à tous ceux qui sont derrière moi, je ne les cite pas car j’aurais trop peur d’en oublier… À tous je dis : JE VOUS AIME !